Cinq jours, six chevaux dans un centre équestre du Limousin testé

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Le sable humide a claqué sous les sabots quand j'ai vu les chevaux lever l'encolure devant la barrière du Centre équestre du Puy de Nacre. J'ai été frappé d'entrée par le contraste entre la paix du box et la tension du chemin voisin.

Je suis parti de Mulhouse avec mon carnet, et j'ai noté chaque reprise comme je le fais pour mon travail de rédacteur du magazine Gsl Sejours. Je suis rédacteur du magazine, marié, et mes deux enfants désormais adultes m'ont laissé cette habitude de partir vérifier les choses moi-même.

Ce que j’ai fait pendant ces cinq jours avec six chevaux différents

J'ai suivi six chevaux sur cinq jours, avec une alternance nette entre carrière, chemins boisés et pâtures humides. Mes séances ont duré 1h12, 1h18, 1h24, 1h19 et 1h27, avec un temps plus long quand je devais remettre un cheval en route au pas avant de repartir dehors. Le premier jour, j'ai commencé sous un ciel sec, puis j'ai fini le quatrième dans une carrière plus lourde après une pluie fine qui a rendu le sable plus sourd sous les sabots.

J'ai utilisé la sellerie du centre, propre et vérifiée avant chaque départ. J'ai regardé les licols, les guêtres, les mors et le réglage du sanglage, puis j'ai refait le tour après la séance pour voir ce qui avait bougé. Le petit bruit de cuir quand la sangle se met en place m'a servi de repère, et j'ai noté quand un cheval se gonflait avant de souffler ou, au contraire, restait sec dans sa bouche.

Je cherchais à mesurer trois choses. J'ai compté les écarts au moindre stimulus, j'ai observé le passage du calme au box à la nervosité dehors, et j'ai chronométré le temps nécessaire pour revenir au travail sans tirer. Sur mes six chevaux, j'ai vu des réactions très différentes dès le premier départ au pas, et c'est là que j'ai commencé à comprendre la marge réelle du centre.

Le jour où j’ai compris que le calme au box ne veut rien dire dehors

Au premier passage dans ce chemin forestier étroit, le cheval que tout le monde disait sage comme une image au box a bondi en voyant un sac plastique accroché aux branches. J'ai senti son écart sec dans mon bassin, ses oreilles sont passées en arrière puis sont revenues en avant, et son souffle s'est coupé une seconde. J'ai évité de tirer sur les rênes, parce que je savais déjà ce que ça donne : la bouche se durcit et la reprise devient plus longue à remettre en place.

Sur cette première sortie, j'ai vu d'autres profils très nets. Un cheval claquait légèrement de la queue quand je serrais la sangle, puis il déglutissait après avoir pris son mors et baissait un peu l'encolure. Un autre gardait la tête haute et la bouche sèche, avec des oreilles qui faisaient l'aller-retour entre le chemin et moi à chaque bruit de branche.

Je me suis retrouvé en difficulté devant un portail métallique qui a claqué au vent. Le cheval s'est figé net, et j'ai senti que je pouvais perdre la main si je restais dur. J'ai repris au pas, j'ai laissé descendre l'encolure, puis j'ai remis deux minutes de détente avant de repartir, sans forcer ni précipiter le cheval.

C'est là que j'ai compris le vrai tournant du test. Le premier départ en extérieur dit tout, ou presque, et j'ai vu tout de suite quels chevaux restaient disponibles malgré un obstacle visuel. J'ai rentré cette leçon dans mon carnet, parce qu'en cinq jours je n'avais pas envie de me raconter d'histoires, même si je suis rédacteur du magazine.

Comment les chevaux ont évolué du box aux chemins du limousin pendant cinq jours

Le premier jour, j'ai compté 4 écarts francs sur l'ensemble de la sortie, puis 2 le lendemain et 1 seul sur la cinquième séance. J'ai aussi noté que le temps de récupération au pas tombait de 11 minutes à 6 minutes quand je reprenais un cheval plus posé dans la tête. Après trois jours à enchaîner carrière et chemins boueux, j'ai vu certains chevaux s'appuyer davantage sur la main, surtout dans les transitions montantes.

J'ai aussi surveillé le dos et les membres après chaque retour au box. Deux chevaux ont pincé au sanglage le matin du troisième jour, et j'ai vu une petite raideur au pansage sur les lombaires avant que le travail les détende. Sur le terrain humide, un autre a présenté un léger engorgement aux postérieurs, rien de spectaculaire, mais j'ai vu sa foulée raccourcir sur le dur tant que je n'avais pas fait marcher longtemps.

Le troisième jour, un cheval qui était resté franc jusque-là a chauffé au trot enlevé dès que la carrière a commencé à coller un peu. J'ai senti qu'il prenait appui sur ma main, puis qu'il cherchait à m'emmener plus vite dans les virages. À l'inverse, un autre a gardé un galop net malgré la fatigue, avec une poussée régulière et un dos plus souple que je ne l'aurais cru après deux sorties dehors.

J'ai aussi noté un détail que beaucoup ratent : le cheval qui mâchouille moins le mors n'est pas toujours le plus tranquille. Sur l'un des six, j'ai vu une nuque se crisper dès que je croyais le voir calme, et il a fallu revenir au pas rênes longues pour qu'il redescende. Quand j'ai négligé les pieds après la pluie, sa foulée est devenue plus courte au trot, et j'ai compris que la boue ne pardonne pas sur la durée.

Ce que j’ai retenu de cette expérience avec six chevaux et ce que ça veut dire pour moi

J'ai retenu que le calme au box ne dit pas tout, loin de là. Sur six chevaux, j'ai vu des différences nettes selon le niveau, le terrain et le moment de la journée, avec des écarts plus fréquents quand la fatigue s'installait. J'ai aussi vu qu'un cheval pouvait rester propre dans ses réponses si je lui laissais du temps au pas au lieu de partir tout de suite dans le travail.

J'ai payé mes propres erreurs dans ce test. Quand je suis parti trop vite en extérieur, j'ai réveillé un cheval sur l'œil au premier obstacle visuel, et j'ai dû redescendre d'allure pour retrouver de la disponibilité. Quand j'ai sellé trop vite sans reprendre le dos, j'ai senti un pincement au sanglage, puis une gêne au départ qui m'a obligé à refaire calmement toute la préparation.

Je suis rédacteur du magazine, et je me suis tenu à ce que j'ai observé. Quand un dos restait raide ou qu'un engorgement ne baissait pas, j'ai laissé le moniteur et le maréchal-ferrant regarder. Au Centre équestre du Puy de Nacre, j'ai surtout retenu qu'un départ posé et un travail sans crispation changeaient la séance.

En rentrant à Mulhouse, j'ai raconté ce stage à mes deux enfants désormais adultes, et j'ai gardé la même impression qu'au dernier matin. Au fil des cinq jours, j'ai vu des chevaux de club variés, une fatigue qui montait après plusieurs sorties, et des réactions plus franches quand le terrain changeait. Mon verdict reste simple : au Centre équestre du Puy de Nacre, j'ai trouvé des chevaux lisibles, mais seulement quand je respectais leur rythme et le terrain du jour.

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